Douce Cappadoce

Publié le par Antoine

     Nous sommes partis chercher des champignons mais les morilles étaient plus grosses que le panier!

     Nous y voilà, le but ultime de ce voyage: je voulais aller jusqu'en Cappadoce et nous y sommes. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que cela en valait la peine. Des paysages naturels inouïs, agrémentés de l'intervention de la main de l'homme pour en tirer le meilleur (des maisons troglodytes intégrales). Certes, il y a aussi le revers de la médaille, l'utilisation de cette nature à des fins commerciales pas toujours en adéquation avec l'idée que nous nous faisons de la préservation des sites naturels ( bétonnage dans les villages, pollution par des déchets plastiques, location de motos et de quads…) Nous trouvons là des paysages que nous ne pouvons qu'admirer. De plus, les gens d'ici sont particulièrement hospitaliers et d'abord facile. Nous nous sommes faits des connaissances en nous promenant dans les vallées à la recherche des cheminées de fées. Nous avons rencontré Murad et son père Ahmed qui travaillaient dans leur "jardin", un lopin de terre où ils font difficilement pousser quelques pieds de vigne, des courges et des arbres fruitiers. Ils nous ont offert de la grenade (le fruit) et du raisin pour nous désaltérer et m'ont fait visiter leur "maison de jardin" troglodyte. Je dois dire qu'il m'a été plus facile d'y monter que d'en descendre. Mourad y grimpe et en descend comme un singe, connaissant chaque prise. Son père n'y monte plus, eu égard à son âge et ses articulations. C'était vraiment une prise de contact très sympa et Chantal a aussi été sensible à leur gentillesse. Bien sûr les villages environnants vivent du tourisme, mais il n'y a pas ici le harcèlement systématique que nous avons vu à Istanbul par exemple de la part des commerçants. Nous avons crapahuté toute la journée dans les rochers, prenant la voiture pour aller d'un point à un autre, dans une course sans fin pour étancher notre soif de voir des sites plus beaux les uns que les autres. En fait, ce paysage exceptionnel ne couvre que quelques dizaines de kilomètres carrés de la Cappadoce, et les sculptures dans le tuf, roche volcanique tendre, sont dues à l'érosion par l'eau et le vent au cours des siècles. Les hommes ont su en tirer parti dès l'antiquité, les cités troglodytes ont connu leur apogée avec le développement du christianisme. 


                                 Les cheminées de fées en Cappadoce.

     Demain, je compte rationnaliser notre temps (Chantal va encore me faire la tête, elle qui a vu des chiens bergers d'Anatolie se promener en liberté dans les villages que nous avons traversé, ce qui l'intéresse plus que les "vieilles pierres" bien qu'elle admire aussi ces sublimes paysages) pour voir l'essentiel de cette région et c'est après avoir attendu le coucher du soleil, malheureusement assez décevant, que nous sommes rentrés à l'hôtel où je vais consacrer mon temps à l'étude de la carte de la région et des brochures vantant à juste titre sa beauté pendant que je charge ma moisson de photos (pourvu que la connexion soit assez rapide) .
 

                          
                        Voir l'album ou le diaporama Douce Cappadoce.

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Lumis 12/10/2009 09:40


Champignons, meringues et vacherins glacés! Voilà ce que m'évoque les paysages rocailleux de la Cappadoce. Mais où sont donc les bergers et leurs chiens immenses? Paysages extraordinaires, je
n'aurais su où poser les yeux sans m'extasier...