A la Sérénissime

Publié le par Antoine

       Quoi de plus exaltant que de terminer ce voyage par quatre jours passés à Venise, plongés dans l'univers qui concentre la quintessence de la culture du moyen-âge au XVIIIème siècle. La République de Venise a accumulé au cours des siècles des richesses qui dépassent l'imagination et elle a pu les utiliser pour employer les meilleurs dans leur domaine, peintres, sculpteurs, architectes, et artisans de tous les corps de métier. Cela se traduit par un amoncellement d'œuvres qui donnent le tournis et qu'on ne peut qu'entrevoir en si peu de temps. Les églises, et il y en a beaucoup, regorgent de toiles de Titien, de Véronèse, de Bellini, du Tintoret pour ne citer qu'eux. Le marbre semble être le matériau de base pour la construction des palais et des églises, l'or dégouline des cadres des toiles, des stucs et des fresques.

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                       Le Pont des Soupirs à Venise.

De plus, cette ville est en perpétuel mouvement, les touristes alimentant cette ronde sans fin qui commence dès leur arrivée et qui se poursuit sans trêve tout au long du séjour. Il y a des galeries et des musées dans tous les quartiers de la ville en plus des expositions et des concerts, de quoi occuper tout ce joli monde. Nous n'avons pas fait exception et nous avons parcouru les ruelles et les canaux, les galeries et les musées dans une frénésie de voir le maximum de choses et nous en avons vues, mais nous savons aussi que nous n'avons effleuré que la surface de ce qui est visible. Paradoxalement, si on est rebuté par la foule qui se piétine entre le pont du Rialto et la place St. Marc, on peut aussi trouver stimulant de se perdre en solitaire dans le dédale des ruelles très étroites qui s'étirent dès que l'on quitte les artères trop fréquentées et de découvrir une Venise plus humaine et donc plus authentique, bien moins glamour. Chantal n'a pas voulu sacrifier au rite de la promenade en gondole ni au cliché avec les pigeons sur la place St. Marc. Il faut aussi dire que les marchands du temple se sont emparés de la cité des doges et que c'est un bazar à ciel ouvert, mais un bazar assez cher pour le touriste moyen. Je n'ose penser à ce que cela doit être pendant le Carnaval ou la Mostra! Les prix doivent suivre la même courbe exponentielle que le nombre des touristes. Ici, il semble que le chiffre d'affaire des boutiques n'est pas proportionnel à la surface occupée par les commerces, tant les vénitiens ont l'art d'utiliser l'espace pour rentabiliser chaque mètre carré gagné sur la lagune. En étant objectif, il faut reconnaître que le service n'est pas toujours à la hauteur des tarifs pratiqués, notamment dans les restaurants. C'est une ville qui est aussi un chantier permanent, l'eau et l'humidité n'étant pas les meilleurs éléments pour préserver tous ces chefs-d'œuvre des outrages du temps.
Peut-être reviendrons-nous pour en voir davantage, mais de là à Mourir à Venise…
Cette fois c'est Alice it. chez ma belle-soeur qui me fait des misères , je n'arrive pas à charger les photos. Patience donc, on rentre mercredi.

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Lumis 23/11/2009 09:13


Et bien, là, je n'ai rien à dire sur Venise... Non, vraiment, RIEN! Parce qu'il y a trop a dire sur son histoire, ses monuments ou sa culture... Je remarque juste que les glaces (à l'italienne)
font aussi partie du décor ;-) Quant aux tours en gondole à 150€, je comprends qu'il y ait de quoi s'abstenir. Et les pigeons? Disons, qu'à Venise, je pense que ce ne sont pas forcément ceux qu'on
croit...