Samedi 8 janvier 2011
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Petite révision de géographie aux non-initiés pour rappeler que Budapest fut fondée à la fin du XIXème siècle
par la réunion des villes de Buda, de Pest et d'Obuda (vieux Buda) situées sur les deux bords du Danube, Buda étant sur la
colline et les deux autres dans la plaine.
Nous y arrivons en fin de matinée et trouvons rapidement la maison où nous avons retenu une chambre d'hôte. Accueil très sympathique de Jozsef et d' Elvira, les
propriétaires. Le temps de poser nos bagages et il prend contact avec le garage Saab pour la réparation de notre voiture et nous y emmène immédiatement. La réparation sera faite dans la
journée, y compris le blocage d'une fissure dans le pare-brise suite à un caillou projeté par un camion la veille: décidément, c'est l'application de la loi de
Murphy...
Vue sur Budapest et le Danube.
Nous commençons ensuite notre marathon habituel mais cette fois en utilisant les transports en commun, métro ( le plus vieux d'Europe, crée
en 1896 ) et le tramway. Et c'est de nouveau l'enchantement devant les bâtiments de tous styles, les statues, les parcs, les monuments, les églises et la Basilique St Etienne à
l'intérieur tout en marbre, et surtout la vue sur la ville et le Danube depuis la Citadelle.
Les prochains jours vont être chargés car il y a encore des musées et des expositions à visiter. Cerise sur le gâteau, Elvira nous fait la faveur de
nous faire visiter Budapest by night en voiture en nous faisant bénéficier de ses commentaires éclairés sur l'histoire du pays et les transformations de la ville.
J'en profite pour souligner la gentillesse et les compétences de József et d'Elvira qui se
sont investis pour pour faire connaitre et aimer leur ville. On peut les contacter par leur site www.commechezvousabudapest.com ou leur mail info@commechezvousabudapest.com . De plus, ils possèdent maintenant plusieurs chambres et
appartements d'hotes qu'ils ont renové avec gout et qui sont idéalement situés dans la capitale hongroise, et ce a des prix très abordables.
Voir
l'album ou
le diaporama Budapest.
Par Antoine
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Vendredi 6 novembre 2009
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Voilà trois jours que nous sommes rentrés, et déjà l'envie de repartir nous titille. Au plus tard dans six mois ce sera chose faite, mais pour un
plus long périple encore, notre tour du monde, à la préparation duquel je vais me consacrer durant les longues soirées d'hiver à venir. Les valises sont défaites, les lessives en train de sécher,
le courrier trié, les chiens ont retrouvé leurs tapis…Tout s'est finalement bien passé et même la voiture qui m'avait donné quelque inquiétude a retrouvé ses performances: il semble bien que le
diagnostic du garagiste de Padoue était le bon, des impuretés et de l'eau? dans le gas-oil qui ont affecté l'injection du carburant. En attendant, on peut faire le bilan de ce petit voyage aux
confins de l'Europe et même de l'Asie: 14503 kms parcourus en voiture en deux mois pleins, sept pays traversés, cinq grandes capitales visitées plus une mégalopole, Istanbul. Aucun incident ou
accident à déplorer si ce n'est la perte ou le vol d'un porte-monnaie avec une cinquantaine d'euros et une tentative de vol dans le sac à dos de
Chantal à Sofia, avortée grâce à sa méfiance et vigilance. Quelques belles rencontres de personnes attachantes en Hongrie, en Roumanie et en Turquie. Je ne compte pas les sites et les monuments,
les musées et les galeries innombrables visités qui nous ont émerveillés plus d'une fois. Il m'est difficile de classer ces pays d'autant que bien sûr j'aurais un faible pour la Hongrie, mon pays
de naissance. D'ailleurs Chantal est aussi du même avis, ce qui ne fait que conforter mon choix. J'ai fait plus de 4500 photos (merci le numérique) qui resteront autant de points de souvenirs
gravés à jamais dans nos mémoires.
Souvenir de la croisière sur le Danube à Budapest.
D'un point de vue pratique, nous avons eu la chance de bénéficier d'un temps superbe pendant la quasi-totalité de notre voyage, n'ayant eu
que deux jours de pluie en tout à déplorer ainsi qu'une chute de neige dans l'après-midi en abordant les Maramures en Roumanie, qui nous a contraints à faire demi-tour dans la montagne; ce sera
le regret de cette partie de notre voyage de ne pas avoir pris les chaînes que j'avais à la maison et qui avaient leur place dans le logement de la roue de secours. Physiquement nous n'avons eu
aucun problème si ce n'est la fatigue et les pieds lourds en fin de journée, après avoir arpenté les rues et les marches d'escaliers des lieux que nous avons visités. Les habits et le matériel
que nous avons emportés ont fait leur preuve et ne nous ont pas déçus. Je dois dire que je me suis mis une contrainte assez lourde en m'astreignant à tenir le blog quasiment en temps réel au jour
le jour et cela au prix de veillées tardives dans les hôtels, et de levers matinaux pour continuer coûte que coûte. J'ai pu me rendre compte que si internet est bien répandu, la vitesse de
connexion n'est pas toujours à la hauteur des attentes des voyageurs blogueurs. De plus, ce n'est pas toujours dans les coins les plus reculés que l'accès à internet est le plus difficile et le
plus coûteux: en Italie du Nord, l'accès est payant dans les hôtels (Ibis, pour les nommer) et peu performant alors qu'en Bulgarie ou en Turquie l'accès wi-fi était gratuit et meilleur que le
câble, gratuit quand même, à l'Ibis de Bucarest! Quand à l'aspect pécunier de ce petit tour d'Europe Centrale et un peu plus, on dira selon l'adage: "Quand on aime, on ne compte pas!" Nous ne
nous sommes rien refusé, sans tomber dans l'extravagance et le grand luxe, mais le but n'était pas non plus de faire des économies, sinon on ne serait pas partis. De plus, nous n'avons pas fait
beaucoup d'achats de souvenirs, étant déjà passablement chargés.
Voilà pour les enseignements pratiques de notre voyage, nous savons pour notre part que nous avons encore beaucoup à découvrir et nous comptons bien nous y
consacrer à l'avenir.
Fin et au revoir.
Vous pourrez suivre notre prochaine aventure ici ou là.
Par Antoine
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Mardi 3 novembre 2009
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23:44
Qui peut le plus peut le moins, ou l'inverse? Peu importe, je n'ai pu résister à faire figurer la ville de
Vigevano dans notre carnet de voyage. Nous y passons régulièrement depuis des années que nous allons chez Régine, ma belle-sœur, et nous n'avons jamais pris le temps de nous y arrêter. Et
maintenant que c'est chose faite, je ne peux que regretter de ne l'avoir fait plus tôt car c'est aussi une ville qui cache des trésors insoupçonnés depuis le règne des Sforza, ducs de Milan à la
Renaissance, qui ont embelli la ville en y faisant venir des peintres, des sculpteurs et des architectes de premier plan. La place centrale est reconnue comme une des plus belles d'Italie, avec
ses arcades et ses fresques et la tour Bramante la dominant. Comme beaucoup d'autres lieux historiques durant ce voyage, le château est en pleine restauration et seule une aile abrite des musées
et des expositions. Nous avons pu voir (et revoir) une exposition sur les inventions de Léonard de Vinci célébrées dans beaucoup de villes italiennes en ce moment, de même qu'une rétrospective
des œuvres des artistes de la cour des ducs de Milan. Vigevano est aussi la capitale de la chaussure et un musée qui y est consacré le rappelle.
La Piazza Ducale de Vigevno.
En guise de bouquet final, Chantal et sa sœur Régine ont droit au concert de Charles Aznavour ce soir à Milan, offert par
notre neveu Rodrigue, qui les y a conduit malgré un épais brouillard.
Cette fois, c'est sûr, le voyage tire à sa fin et nous rentrons demain, pour nous reposer enfin! (c'est la fatigue, je ne l'ai pas fait exprès.)
Voir l'album ou le diaporama A Vigevano.
Par Antoine
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Samedi 31 octobre 2009
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Comme nous logions à Padoue (l'hôtel à Venise étant hors de prix et le parking de même, et encore à
condition de trouver une place), il n'était pas concevable d'en partir sans une visite à la basilique de St. Antoine. Si l'extérieur semble assez massif, l'intérieur gothique est plus léger
bien qu'un peu sombre. S'il y a aussi du marbre, des fresques et les reliquaires en or, cela n'a rien à voir avec les richesses entrevues à Venise. Mais on y sent une dévotion plus grande de la
part des fidèles qui y viennent en pèlerinage plus qu'en touristes. Malheureusement pour ma part, je n'ai pas retrouvé mon porte-monnaie perdu ou volé à Prague. Ma foi ne devait pas être assez
forte pour convaincre le saint de m'accorder ses faveurs. Par contre, les cloîtres attenants (il y en a trois) à la basilique sont de toute beauté et il y règne un calme et une atmosphère paisible
qui nous change de l'ambiance trépidante de Venise.
La
basilique St. Antoine de Padoue.
Nous consacrons le reste de la matinée et une partie de l'après-midi au centre historique de Padoue qui recèle aussi quelques joyaux de l'époque Renaissance, notamment
l'Université, la deuxième plus ancienne faculté d'Italie, ainsi que le Palais de la Raison du XIIIème siècle qui abrite des fresques et des sculptures du XV et XVI èmes siècles. Sur la place
Cavour, il y a des immeubles plus récents de style néoclassique comme le café historique Pedrocchi et ses lions de pierre. Nous quittons ensuite la Vénétie pour la Lombardie et le soir nous sommes
enfin chez Régine et Dino à Sartirana. Chantal retrouve ses chiens qui ne semblent pas avoir été affectés outre-mesure par notre absence et comme d'habitude, mon beau-frère nous a préparé un bon
repas italien avec antipasti de rigueur. Depuis je m'escrime pour charger mes photos, mais la connexion est hyperlente.
Voir l'album ou le diaporama Padoue.
Par Antoine
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Vendredi 30 octobre 2009
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22:03
Quoi de plus exaltant que de terminer ce voyage par quatre jours passés à Venise, plongés dans
l'univers qui concentre la quintessence de la culture du moyen-âge au XVIIIème siècle. La République de Venise a accumulé au cours des siècles des richesses qui dépassent l'imagination et elle a pu
les utiliser pour employer les meilleurs dans leur domaine, peintres, sculpteurs, architectes, et artisans de tous les corps de métier. Cela se traduit par un amoncellement d'œuvres qui donnent le
tournis et qu'on ne peut qu'entrevoir en si peu de temps. Les églises, et il y en a beaucoup, regorgent de toiles de Titien, de Véronèse, de Bellini, du Tintoret pour ne citer qu'eux. Le marbre
semble être le matériau de base pour la construction des palais et des églises, l'or dégouline des cadres des toiles, des stucs et des fresques.

Le Pont des Soupirs à
Venise.
De plus, cette ville est en perpétuel mouvement, les touristes alimentant cette ronde sans fin qui commence dès leur arrivée et qui se poursuit sans trêve tout au long du séjour. Il y a des
galeries et des musées dans tous les quartiers de la ville en plus des expositions et des concerts, de quoi occuper tout ce joli monde. Nous n'avons pas fait exception et nous avons parcouru les
ruelles et les canaux, les galeries et les musées dans une frénésie de voir le maximum de choses et nous en avons vues, mais nous savons aussi que nous n'avons effleuré que la surface de ce qui est
visible. Paradoxalement, si on est rebuté par la foule qui se piétine entre le pont du Rialto et la place St. Marc, on peut aussi trouver stimulant de se perdre en solitaire dans le dédale des
ruelles très étroites qui s'étirent dès que l'on quitte les artères trop fréquentées et de découvrir une Venise plus humaine et donc plus authentique, bien moins glamour. Chantal n'a pas voulu
sacrifier au rite de la promenade en gondole ni au cliché avec les pigeons sur la place St. Marc. Il faut aussi dire que les marchands du temple se sont emparés de la cité des doges et que c'est un
bazar à ciel ouvert, mais un bazar assez cher pour le touriste moyen. Je n'ose penser à ce que cela doit être pendant le Carnaval ou la Mostra! Les prix doivent suivre la même courbe exponentielle
que le nombre des touristes. Ici, il semble que le chiffre d'affaire des boutiques n'est pas proportionnel à la surface occupée par les commerces, tant les vénitiens ont l'art d'utiliser l'espace
pour rentabiliser chaque mètre carré gagné sur la lagune. En étant objectif, il faut reconnaître que le service n'est pas toujours à la hauteur des tarifs pratiqués, notamment dans les restaurants.
C'est une ville qui est aussi un chantier permanent, l'eau et l'humidité n'étant pas les meilleurs éléments pour préserver tous ces chefs-d'œuvre des outrages du temps.
Peut-être reviendrons-nous pour en voir davantage, mais de là à Mourir à Venise…
Cette fois c'est Alice it. chez ma belle-soeur qui me fait des misères , je n'arrive pas à charger les photos. Patience donc, on rentre mercredi.
Voir l'album ou le diaporama A la
Sérénissime.
Par Antoine
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